Terre : le climat en « déséquilibre »

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Moscou, 24 déc (La Voix de la Russie) Le préjudice économique causé par les catastrophes naturelles et anthropogènes en 2012 s’élève à près de 140 milliards de dollars contre 120 milliards l’année dernière, estime la compagnie d’assurance suisse Swiss Re.

Le rapport de la compagnie suisse affirme que ce sont les Etats-Unis qui furent le plus durement frappés côté finances. La sécheresse, les tornades et l’ouragan Sandy en octobre dernier ont détruit les biens des Américains pour le montant total de 45 milliards de dollars. Et ce alors que l’ouragan n’était pas le plus fort, fait remarquer Vladimir Klimenko, directeur du laboratoire des problèmes globaux dans le secteur énergétique de l’Université technique de Moscou.

« L’ouragan qui a frappé les Etats-Unis n’était pas le plus fort ouragan de cette année, et pas le plus fort ouragan dans l’histoire non plus. Ce montant élevé du préjudice s’explique, quoi que cela puisse paraître paradoxal, par le fait que ce sont les pays développés qui sont les plus démunis face aux catastrophes naturelles. Si un cataclysme naturel se produit dans ces pays-là, le préjudice matériel causé est maximal. Dans les pays en développement il y a moins de dommages matériels mais plus de pertes humaines ».

Cette année il n’y a pas eu plus de catastrophes que d’habitude. Les phénomènes climatiques anormaux étaient en revanche plus fréquents : averses, chutes de neige, froid ou sécheresse ont été observés un peu partout sur notre planète en 2012. Cela est avant tout lié au « déséquilibre » climatique, explique le directeur du programme « Climat et énergie » Alexeï Kokorine.

« Si on prend les bulletins de Météo Russie, on verra qu’il n’y a pas eu beaucoup plus de précipitations que par le passé. Elles sont au même niveau qu’auparavant. En revanche, leur répartition dans l’année a sensiblement changé : il y a eu deux grandes chutes de neige à Moscou au lieu de cinq petites comme c’était avant. Et c’est vrai non seulement pour la Russie. En Afrique, dans les zones les plus arides, il y a eu deux fortes averses et puis un grand déficit d’eau ».

La plus grande catastrophe de l’année 2012 n’a toutefois pas eu lieu. La fameuse « fin du monde » qui tombait au 21 décembre selon le calendrier maya, n’est pas survenue.